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Accueil et accompagnement pour les femmes

« L’ASSEMBLÉE DES FEMMES » D’URACA de 1995 à nos jours

Deux décennies après sa création, il peut être opportun de porter une réflexion sur cette action qui a permis à des centaines de femmes migrantes de « retrouver leur chemin ». Puisque au-delà de la maladie du SIDA qui est à l’origine de la mise en place du projet, il s’agissait également de permettre à des femmes migrantes de trouver leur place dans la société d’accueil et donc de réussir leur parcours migratoire. Il convient de souligner  le cadre novateur et redynamisant de cette action, qui permet aussi un « ré-enracinement » des femmes fortement marquées par les traumatismes liés à la migration.

Au départ, l’enjeu était de prévenir et de lutter contre les stigmatisations liées à la maladie du SIDA.

Le caractère hétérogène du groupe (situation de santé, origines, parcours, âge) permet aux femmes de s’auto-former dans des domaines multiples comme l’illustrent bien les thématiques co-construites entre URACA et les femmes parties prenantes de l’Assemblée.

Il apparait clairement que l’existence et la pérennisation de l’Assemblée des femmes a encore tout son sens. Les besoins des femmes semblent tournés vers la rencontre avec d’autres pour mettre entre parenthèses les multiples problèmes de la vie quotidienne et notamment, les problèmes d’inclusion sociale. Le « moment » permet également aux femmes de se ressourcer, de « reprendre » des énergies pour mieux repartir dans leur parcours d’intégration  jalonné dans bien des cas de nombreux  obstacles. En même temps, le dispositif est toujours adéquat puisqu’il répond de façon adapté à l’objectif premier de l’assemblée des femmes, celui d’être un lieu qui leur permet de faire face aux difficultés qu’elles rencontrent.

L’assemblée constitue un vecteur de lien social avec un accueil personnalisé pour des femmes en situation de vulnérabilité qui rencontrent de grandes difficultés sur le plan médical, administratif, du logement et de l’insertion socio-professionnelle.

Partout en Afrique les femmes vaquent à leurs occupations en groupe, elles ont l’habitude de face faire aux problèmes de la vie en groupe. L’assemblée sécurise dans le sens où il remet en place « une pièce manquante », un cadre connu pour les femmes migrantes africaines, à savoir le collectif.

Au-delà de l’objectif premier de rompre l’isolement, l’assemblée des femmes constitue un espace de sensibilisation et de prévention aux maladies chroniques, un lieu d’information sur les droits et les démarches sociales en France ainsi qu’un temps dédié au bien-être.

Inscription obligatoire avant de rencontrer le groupe au 01 49 25 44 15 ou le mardi entre 10h et 12h.